Nouvelles

« Là où est Pierre, là est l'Église ».

Sermon de Mgr Roy sur le concile général imparfait.

1 janvier 2026

Sermon original en anglais. Traduction en français : la Contrerévolution en marche  

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Durant le temps de Noël, je vous ai envoyé un lien vers un récit que j'ai écrit à l'intention des évêques et des prêtres pour les encourager à considérer la situation présente de l'Église. Alors que nous entrons dans cette nouvelle année, je pense qu'il est très important que nous réfléchissions tous à ces questions.

Donc, cette histoire fut écrite sous la forme d'une nouvelle. Elle n'était donc peut-être pas aussi claire qu'elle devrait l'être pour certains d'entre vous. C'est pourquoi j'ai pensé qu'aujourd'hui, en ce premier jour de l'année, j'aborderais certains de ces sujets.

Notre identité de catholiques romains

Vous savez que nous sommes catholiques. Nous sommes catholiques romains. C'est notre véritable nom. Nous croyons que le Siège de Pierre est le centre de notre foi catholique, le roc sur lequel l'Église de notre Seigneur Jésus-Christ a été établie. Il n'y a pas d'autre roc qui ait été donné à l'Église que le roc de Pierre.

Néanmoins, nous sommes témoins aujourd'hui de quelque chose de terrible : le fait que ce roc soit assiégé, que les personnes occupant le trône de Pierre soient en réalité des destructeurs de l'Église. Et, que nous le voulions ou non, c’est le cas depuis 70 ans, presque 70 ans. Nous sommes allés de destruction en destruction.

Les destructions successives

Ils ont d'abord attaqué la foi lors du « concile » Vatican II en changeant la sainte doctrine de l'Église. Ils ont attaqué les sacrements de l'Église l'un après l'autre, rendant beaucoup d'entre eux très probablement invalides, particulièrement le rite de consécration épiscopale.

Ils ont attaqué la messe. Ils ont détruit la messe, pour autant qu'elle puisse être détruite. La messe a été préservée par la grâce de Dieu, mais ils ont détruit le culte public, celui qui est reconnu partout comme étant la liturgie catholique. Ils ont détruit la messe catholique. A tel point que Monseigneur Lefebvre parlait de la messe de Luther. Lorsqu'il évoquait la nouvelle messe, il parlait de la messe de Luther. C'est-à-dire une messe protestante.

Cela ne veut pas dire que ceux qui ont assisté à cette messe pendant de nombreuses années n'ont pas reçu des bénédictions et des consolations de Dieu, car Dieu est tout-puissant. Dieu peut donner sa grâce à toutes les âmes de bonne volonté, peu importe à quel point elles ont été être trompées par la nouvelle religion. Néanmoins, nous constatons qu'il s'agit d'une destruction complète.

Nous voyons également qu'ils ont détruit le droit canon. Ils ont détruit le sacrement du mariage, le saint sacrement du mariage, en accordant des déclarations de nullité insensées à quiconque en veut une. « Vous voulez faire annuler votre mariage ? Ce sera fait. Acquittez-vous de la somme à payer et nous déclarerons votre mariage nul et non avenu ». Et tant de personnes se sont remariées après cela. Mais, en réalité, c’étaient des adultères plutôt que de véritables mariages catholiques.

Donc cette situation dure. Très bientôt cela fera 70 ans que cette situation dure. Et la question que j’ai voulu poser à mes frères évêques et prêtres est la suivante : combien de temps encore ? Combien de temps cette situation va-t-elle durer ?

La dispersion du troupeau

Face à une telle apostasie, comme nous pouvons facilement le comprendre, le troupeau du Christ a été dispersé. « Je frapperai le pasteur et le troupeau sera dispersé. » Et c'est ce qui s’est passé.

Ici et là, des gens ont résisté à la révolution de Vatican II, la révolution de la nouvelle église. Mais il n'y avait pas d'unité. C'était plutôt chacun pour soi, et c'est encore le cas aujourd'hui, nous sommes tous assez dispersés. Il n'y a pas le lien de la foi pour nous rassembler dans l'unité.

Face à une telle destruction, il y a eu différentes réactions. Certains ont dit : nous devons sauver ce qui est le plus urgent, c'est-à-dire que nous devons sauver le saint sacrifice de la messe. Ce fut la réaction de Monseigneur Lefebvre, à qui nous devons beaucoup, qui a maintenu le saint sacrifice de la messe. Il était presque le seul avec Monseigneur de Castro Mayer au début. Ils ont fait en sorte, autant qu'il était en leur pouvoir, que le saint sacrifice de la messe tel, qu'établi par notre Seigneur Jésus-Christ, continue, ainsi que le saint sacerdoce.

Nous devons également mentionner ici Monseigneur Thuc qui a également fait beaucoup pour l'Église en consacrant des évêques tout en étant calomnié pour ses saintes actions visant à sauver le saint épiscopat et l'Église.

Les solutions proposées

Quelques évêques ont donc réagi à tout cela. Mais évidemment, tout le monde regarde vers l'avenir et se pose la question : quelle est la solution à cette crise dans l'Église ? Qu'est-ce qui va se passer ? Combien de temps allons-nous être sous le joug de ces imposteurs qui détruisent l'Église de notre Seigneur Jésus-Christ ?

Diverses solutions ont été proposées pour résoudre cette crise. Comment allons-nous sortir de cet état de destruction totale dans lequel nous sommes aujourd'hui ?

La plupart des gens, et vous le savez, la plupart de vos amis, la plupart des membres de votre famille, quand ils pensent à l'Église catholique, pensent en réalité au Novus Ordo. En réalité, ils pensent à une fausse religion qui occupe les bâtiments de l'Église catholique. C'est ce qu'ils voient. Ils entendent François, enfin, François, il n'y a encore pas longtemps, nier le premier commandement de notre Seigneur Jésus-Christ. Ils voient le Vatican bénir les unions homosexuelles publiquement, acceptant d'une manière ou d'une autre l'agenda LGBT, etc…etc…

Et ils sont très scandalisés par ce qu'ils pensent être l'Église catholique. Et pour eux, c'est une preuve, s'ils avaient besoin d'une preuve, que cette église ne peut pas être la véritable Église établie par notre divin Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ. Et en effet, ce n'est pas le cas. C'est le Novus Ordo, c'est une autre religion que la religion établie par le Christ.

Première solution : attendre l'intervention divine

Alors certaines personnes ont dit : nous devons attendre une intervention divine. Certaines personnes attendent cela depuis 70 ans, et je suis d’accord qu'une intervention divine est nécessaire. La situation est si désastreuse qu'une intervention divine est nécessaire d'une certaine manière.

Quand une certaine dame était une jeune adolescente, une jeune enfant - c’était dans les années 60 -elle m'a raconté que dans sa maison, parfois, ils dormaient en tenue de ski parce qu'ils attendaient que les trois jours de ténèbres arrivent. C’était sur le point de se produire. Ils devaient donc être prêts à fuir dans la montagne ou autre part, vous savez. Mais peu importe, ils avaient un plan pour échapper à un quelconque châtiment et aux grands événements qui se produiraient dans le monde. Elle a maintenant presque 70 ans et elle n'attend plus cela.

Mais même si certaines de ces choses pourraient arriver, ce que j'essaie de dire ici, c'est que jamais, dans l'Église, nous n'avons attendu indéfiniment que Dieu intervienne directement et règle les problèmes de l'Église.

Il y a eu une époque, comme vous le savez, le Grand Schisme d'Occident, avec trois papes -un désastre. Il n'y avait pas de solution. Comment aurions-nous jamais pu réconcilier trois papes différents qui avaient chacun nommé leurs propres cardinaux, qui s'étaient excommuniés les uns les autres ? La situation était désastreuse. Néanmoins, les chrétiens n'ont pas attendu indéfiniment.

À un certain moment, ce que nous appelons un concile général imparfait fut organisé dans l'Église, comprenant le clergé des diverses factions, et des personnes venant des différents groupes. Ils se sont rassemblés et finalement la situation de l'Église fut réglée par l'élection de Martin V. Les trois papes douteux ont démissionné. Martin V fut élu à leur place et l'unité de l'Église fut retrouvée.

Deuxième solution : la thèse de Monseigneur Guérard des Lauriers

D'autres personnes ont élaboré une explication très compliquée de la situation de l'Église. Il s’agit de Monseigneur Gérard des Lauriers. Vous avez peut-être entendu son nom. Monseigneur Guérard des Lauriers tenta d'expliquer la situation de l'Église. Comment est-il possible que ce que nous avons sous nos yeux se produise ?

Monseigneur Guérard des Lauriers était un homme intelligent. Il était professeur au séminaire d'Écône, de Monseigneur Lefebvre. Il était professeur et il était considéré par Monseigneur Lefebvre et tout le clergé sous sa direction comme un homme très intelligent. Et avant cela, il occupait des postes très importants dans les universités catholiques de Rome. En fait, les livres que nous utilisons avec nos séminaristes ici, certains d'entre eux portent le Nihil Obstat du père Guérard des Lauriers, qui a approuvé des livres de philosophie, des livres de théologie pour l'Église catholique, des livres très importants qui sont utilisés par plusieurs aujourd'hui pour la formation de leurs prêtres.

Donc le père Guérard était un homme intelligent. Néanmoins, il a élaboré une explication compliquée disant que ces personnes avaient été élues légalement, donc selon la loi, mais néanmoins n'avaient pas l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ pour gouverner l'Église parce qu'ils étaient modernistes et n'étaient pas catholiques, en réalité.

Et Monseigneur Guérard des Lauriers a dit : « Mon explication va disparaître avec le temps. Un jour, nous devrons considérer cette église, cette nouvelle église, comme étant une église complètement différente de l'Église catholique, parce que ces hommes qui ne sont pas de vrais papes vont nommer des cardinaux qui ne seront pas de vrais cardinaux et n’auront donc aucun pouvoir d’aucune sorte, pour élire un pape catholique. »

Je ne veux pas entrer trop profondément dans la théologie aujourd'hui. Mais je veux que vous sachiez que c'est une autre explication qui a été donnée, et les gens qui suivent cette explication disent aujourd'hui que la seule solution à la crise de l'Église aujourd'hui viendra de la conversion de certains modernistes. Certains au Vatican doivent se convertir. Ils doivent se rassembler en concile et ils doivent chasser les imposteurs, les modernistes.

Mais cette solution qui est proposée est une solution qui remet le salut de l'Église… qui remet la solution à cette crise entre les mains des hérétiques, entre les mains de ceux qui n'ont pas la foi catholique. Et cela n'est jamais arrivé dans l'histoire de l'Église. Ce ne furent jamais les hérétiques qui apportèrent une solution aux diverses crises de l'Église. Ce fut toujours le petit reste des fidèles catholiques qui, par la grâce de Dieu, avec l'aide de Dieu, apportèrent une solution à la crise dans l'Église.

Troisième solution : le concile général imparfait

Et c'est là qu'intervient la troisième solution, qui est une solution qui a été défendue par saint Robert Bellarmin et de nombreux autres théologiens avant Vatican II. Si vous regardez les théologiens d’avant Vatican II, essayez d'en trouver un seul parmi tous les saints — saint Robert Bellarmin, saint Alphonse de Liguori et de nombreux autres théologiens avant Vatican II — essayez d'en trouver un seul qui ait expliqué que lorsque l'Église est en crise, lorsqu'il y a un problème avec celui qui prétend être le pape, qu’il soit un pape douteux dont nous ne savons pas exactement s'il est un vrai pape, ou qu'il soit soupçonné d'hérésie comme cela peut parfois arriver, jamais les théologiens avant Vatican II n'ont dit que dans ce cas, il n'y a qu'une seule solution qui est l'intervention divine directe : Dieu doit descendre du ciel et régler nos problèmes.

Jamais aucun d'entre eux n'a dit que la thèse de Monseigneur Gérard des Lauriers était une solution, que nous devions attendre la conversion des hérétiques pour que l'Église puisse être remise sur pied.

Mais beaucoup d'entre eux ont dit : ce qui doit être fait dans une telle situation, c’est que l'Église convoque un concile général imparfait. Qu'est-ce qu'un concile général imparfait ? Un concile général imparfait est un concile sans le pape. Habituellement, un concile ne peut pas avoir lieu sans le pape. Vous avez besoin du pape pour avoir un véritable concile.

Eh bien, un concile général imparfait, tel qu'il y en a eu dans l'histoire de l'Église, est un rassemblement des évêques catholiques précisément pour traiter un problème qui se produit à la tête de l'Église. C'est ce qu'ils ont fait au moment du concile de Constance quand il y avait trois papes différents. Des évêques du monde entier se sont rassemblés. C'était plus facile à cette époque parce qu'il y avait un empereur qui les a réunis et les a forcés à s’unir, les a forcés à avancer et à trouver une solution à la crise de l'Église.

Aujourd'hui, la situation est pire parce que non seulement il y a une crise dans l'Église, mais dans le monde, il n'y a plus de rois catholiques. Il n'y a plus d'empereur catholique. Mais néanmoins, un concile général imparfait est un rassemblement de tous les évêques et prêtres et supérieurs d'ordres religieux, vous savez, toutes les personnes influentes du clergé dans le monde pour traiter la situation de l'Église.

Et je crois que c'est la solution qui doit venir dans l'Église d'une manière ou d'une autre. Un jour ou l’autre, l'Église devra se rassembler et devra remédier à cette situation.

La situation du sédévacantisme

Nous pensons que notre époque est un temps de Sede vacante. C'est-à-dire un temps où il n'y a personne pour nous diriger dans la foi. Si vous croyez que Léon est le pape, eh bien, nous enseigne-t-il réellement la foi ? Dirige-t-il l'Église ou dirige-t-il l'Église loin de la foi catholique ? Eh bien, je pense que la réponse est très facile, très facile à voir : nous ne sommes pas sous sa direction et aucun de ceux qui gardent la foi catholique aujourd'hui, pure et sans tache, ne veut être sous le joug d'une telle personne qui est un pur produit du modernisme.

Oui, en effet, nous n'avons pas d'autre choix que de reconnaître la situation de l'Église. Mais pour nous, vous savez, cette situation de Siège vacant n'est pas quelque chose qui peut durer éternellement. Nous refusons de faire partie de tout groupe qui dit qu'il n'y a pas de pape et qu'il n'y a pas de problème avec cela. Vous savez, continuons ainsi pendant encore 70 ans jusqu'à ce que, vous savez, soit Dieu descende du ciel pour faire quelque chose, soit jusqu'à ce qu'ils se convertissent finalement après avoir construit un corps de doctrine complètement nouveau, une nouvelle vie sacramentelle, un nouveau code de droit canonique, un nouveau système juridique.

Après avoir construit cette nouvelle religion complètement nouvelle et l'avoir imposée à tout le monde, nous resterons avec ces gens sur le bord de la route. C'est comme si vous étiez dans un bus eh bien, il y a un problème avec le bus. Le bus s'arrête sur le bord de la route et tout le monde descend et nous décidons d'installer un camp sur le bord de la route où nous nous rassemblons, et en fait 70 ans plus tard, nous sommes toujours dans ce camp. Nous faisons des feux de camp chaque soir. Nous avons nos belles liturgies et nous sommes assez à l’aise au final avec cette situation. Vous savez, c'est une caricature évidemment, mais nous croyons, nous croyons que l'Église doit travailler à l’organisation d'un concile général imparfait.

Quelque chose doit être fait. Quelque chose doit être fait pour remédier à la situation de l'Église. Et le salut est toujours venu du clergé demeuré fidèle dans l’Église ; et, autant que nous puissions le savoir, c’est une fois encore du clergé catholique qu’il devra venir.

Mais si entre-temps, pendant que nous travaillons dans cette direction, Dieu intervient, Dieu descend du ciel et s’occupe de la situation, tout le monde sera heureux. Mais l'Église ne peut pas compter et n'a jamais compté dans le passé sur une intervention divine directe pour régler les problèmes de l'Église.

L'esprit de ma lettre

C'était donc l'esprit de ma lettre. Je voulais vous l'expliquer mieux : je crois et je suis d'accord avec cette position qui était dans mon cœur depuis de nombreuses années, mais qui est devenue plus claire au cours des derniers mois, que notre travail principal, lorsque le Siège de Pierre est vacant comme il l'est en ce moment, le travail principal de l'Église ne doit pas être que chacun de nous établisse son petit groupe et développe sa paroisse et ait plus de prêtres et ouvre de nouvelles paroisses, etc. Tout cela est très utile. Tout cela est très bon. Mais nous avons un problème à la tête de l'Église.

Rappelez-vous ce que dit la doctrine catholique : ubi Petrus, ibi Ecclesia, là où est Pierre, là est l'Église. Cela restera toujours vrai dans l'Église. Cela restera toujours vrai.

Donc, si nous, catholiques, qui avons gardé la vraie foi, ne désirons pas au moins que Pierre soit au milieu de nous, qu'il y ait une tête, une tête visible de l'Église catholique conduisant nos âmes vers le ciel, sommes-nous vraiment ubi Petrus, sommes-nous vraiment là où est Pierre ?

Mais vous allez me dire : eh bien, c'est impossible, tout le monde est divisé, il y a de petits groupes partout, et je suis d'accord avec cela. Et dans le passé, il y a eu des gens qui se sont rassemblés, parfois trois, quatre personnes, ils se sont rassemblés et ils ont élu un pape. Enfin, vous savez, c'était un pape, entre guillemets, parce qu'il n'était pas le vrai pape. Il y en a un qui est célèbre aux États-Unis, il a été élu par sa grand-mère, je crois, et l'un de ses frères, et il est devenu le « pape » Michael Ier. Ridicule, absolument ridicule. Et ce n'est pas ce que j'essaie de vous dire aujourd'hui. Absolument pas.

Ce qu'est un concile général imparfait

Ce concile général imparfait de l'Église, qu'est-ce que c'est ? C'est un rassemblement général de tous ceux qui ont gardé la foi catholique. Un rassemblement général de tous ceux qui ont gardé la foi catholique. Cela nécessitera, comme je vous le dis, cela nécessitera une intervention divine. Cela nécessitera, que Dieu nous réunisse, évidemment. Mais cela nécessitera d'abord que les évêques et les prêtres catholiques commencent à parler de cela, commencent à mentionner cela et commencent à dire aux gens que oui, en effet, une solution peut être trouvée.

La solution peut être trouvée et elle n'est pas à attendre des modernistes, et ce n'est pas non plus la pratique de l'Église d'attendre une intervention divine directe.

Monseigneur Vigano a écrit quelque chose à l'occasion de Noël, et dans cet écrit, il a dit que l'un des objectifs des mondialistes, l'un des objectifs des ennemis de Dieu, est de nous faire croire qu'aucune solution ne peut être trouvée à nos problèmes. Que ce soit au niveau de l'État, que ce soit au niveau de l'Église, que ce soit au niveau du monde en général, leur intention est de nous amener dans la situation où nous perdrons tout espoir, tout espoir humain, et où nous n’aurons plus aucune volonté de marcher dans la bonne direction.

Je ne suis pas en charge de l'État. Je ne suis pas non plus en charge de l'Église dans son ensemble. Mais en tant qu'évêque catholique, et j'ai été surpris au cours des derniers mois — cela se passait évidemment en arrière-plan depuis de nombreux mois — j'ai été surpris en discutant avec divers membres du clergé de voir avec quelle facilité le clergé arrivait également à cette conclusion. Mais cela a été pendant de nombreuses années une question taboue, quelque chose dont vous n'êtes pas autorisé à parler. Vous savez, dès que vous mentionnez que la solution pourrait venir du rassemblement de tous ceux qui ont gardé la vraie foi, tous ceux qui ont été fidèles à la foi catholique, vous devenez, quelqu'un qui veut élire un type dans son garage, et vous savez, on se moque de vous, on vous ridiculise.

Mais ce que nous savons par les théologiens du passé, ce que nous savons, c'est que oui, en effet, si toute l'Église, ou au moins l'unité morale, un grand rassemblement de clergé dans le monde se réunissait, considérait la situation de l'Église et disait : nous sommes en situation de vacance du Siège de Pierre, nous devons faire quelque chose à ce sujet, eh bien, cette assemblée serait légitime. Cette assemblée serait, rassemblée dans le Saint-Esprit.

Mon message pour cette nouvelle année

Donc je vous parle de cela au début de cette année, premièrement pour expliquer la lettre que j'ai envoyée ou le lien vers la lettre que j'ai envoyée, mais aussi pour vous dire que je crois que dans les années à venir, nous devrons commencer à parler de cela. Ne soyez pas surpris si vous entendez cela du haut de la chaire. Ne soyez pas surpris si vous voyez d'autres membres du clergé, parce qu'avec la grâce de Dieu, vous savez, nous ne sommes pas seuls. Il y a un certain nombre de personnes en fait qui ont été silencieuses mais qui croient vraiment que cela doit être fait, qui vont se prononcer dans ce sens en disant : nous sommes la véritable Église de notre Seigneur Jésus-Christ.

Parce qu'au bout du compte, c'est la question. Si vous croyez que la solution doit venir des modernistes, alors vous me dites que les modernistes représentent notre Seigneur Jésus-Christ. Ce sont eux qui représentent l'autorité de notre Seigneur Jésus-Christ sur terre. Et c'est impossible, parce que pour représenter notre Seigneur Jésus-Christ sur terre, vous devez avoir la foi apostolique, la foi des apôtres, pas la « foi » de Vatican II, pas la « foi » de l'humanisme, pas la « foi » du naturalisme et de l'indifférentisme et toutes les fausses doctrines qui ont été condamnées par les papes du passé.

Notre intention de prière pour 2026

Aujourd'hui, nous commençons une nouvelle année. Nous commençons l'année 2026. Il est très probable qu'il n'y aura pas de solution en 2026. Mais je vous invite, vous tous, à vous unir dans la prière. Nous devons prier pour notre clergé catholique. Nous tous, le clergé catholique, spécialement les prêtres, les évêques, vous savez, spécialement les évêques, devrons rendre compte un jour à Dieu tout-puissant. Qu'avez-vous fait pour l'Église de notre Seigneur Jésus-Christ ? Êtes-vous resté dans le camp sur le bord de la route ? Avez-vous allumé vos feux de camp chaque nuit ? Avez-vous eu votre belle liturgie, avez-vous eu votre belle paroisse, mais n'avez-vous eu aucun souci de l'état de l'Église, aucun souci de la situation générale de l'Église et des âmes en général qui vont en enfer par milliers parce qu'elles sont trompées par une fausse hiérarchie, par une fausse lumière qui brille dans le monde selon Notre-Dame de La Salette ?

Que pouvez-vous faire ? Que pouvez-vous faire ? Eh bien, vous pouvez prier. Vous pouvez prier. Vous pouvez vous unir dans la prière. L'Église tout entière doit s'unir dans la prière afin que Pierre soit rendu à l'Église catholique.

La fête de Saint-Pierre-aux-Liens

Nous avons cela dans la fête de Saint-Pierre-aux-Liens. La fête de Saint-Pierre-aux-Liens, je pense qu'elle est célébrée au début du mois d'août, pendant le mois d’août, c'est sûr. Saint-Pierre-aux-Liens est aussi le nom de notre chapelle dans le nord. Et, vous savez, avec la grâce de Dieu, j'ai voulu nommer cette chapelle d'après Saint-Pierre-aux-Liens précisément pour représenter la situation de la papauté.

Vous savez qu'à un certain moment de sa vie en tant que pontife romain, saint Pierre a été emmené et a été mis en prison, et il était introuvable, et toute l'Église priait. Toute l'Église, nous lisons dans les Actes des Apôtres, toute l'Église priait pour que Pierre soit de retour au milieu d'eux. Et c'est alors qu'un ange, des anges sont venus et ont brisé les chaînes de Pierre et ont ramené Pierre au sein de l'Église, et il a frappé à la porte, et les gens ne pouvaient pas croire quand ils ont ouvert la porte, ils ne pouvaient pas croire qu'ils se tenaient devant Pierre.

Et je pense que c'est une bonne représentation de notre situation aujourd'hui. Combien d'entre nous prient pour un pontife romain ? Combien d'entre nous ? Avons-nous perdu le sens que l'Église est construite sur Pierre ? Sommes-nous satisfaits d'avoir peut-être un évêque, d'avoir des prêtres ? Avons-nous perdu le sens de ce qu'est l'Église catholique ? À quelle fréquence prions-nous pour qu'un pontife romain soit donné à l'Église ?

La question de l'unité

Voyez-vous, c’est une question que beaucoup de gens se posent depuis de nombreuses années : nous ne pouvons pas faire cela, un concile général imparfait, parce que nous sommes tous divisés. Nous sommes tous divisés entre nous. Alors, comment pouvons-nous nous rassembler en concile général ?

La question est donc : devons-nous nous unir pour pouvoir avoir un pape ? Devons-nous avoir une unité parfaite pour pouvoir éventuellement obtenir un pape, ou est-ce un pape qui va nous donner cette parfaite unité ? Ce sont deux perspectives complètement différentes.

Vous savez, nous n'avons pas besoin d'être tous d'accord. Nous, le clergé et les diverses paroisses et divers évêques à travers le monde, n'avons pas besoin d'être d'accord sur tout. Nous devons être d'accord sur une chose : en ce moment, le Siège de Pierre est vacant et quelque chose doit être fait par les autorités de l'Église. Peu importe à quel point elles peuvent être dispersées en ce moment, quelque chose doit être fait.

Imaginez qu’un jour, par la grâce de Dieu — et cela va arriver, l'Église est éternelle, l'Église a les paroles de la vie éternelle — imaginez le jour, je devrais plutôt dire, imaginez le jour où un pontife romain, un véritable pontife romain, un homme catholique élu à la papauté par l'Église nous sera donné.

Eh bien, il n'y aura plus de divisons sur quoi que ce soit. Devons-nous suivre telle ou telle liturgie ? Il décidera. Cet évêque est-il valide ou non ? Il décidera. Qui est en charge de tel ou tel endroit ? Il décidera. Tout sera décidé par le pontife romain.

Vous voyez, cette idée selon laquelle nous devons avoir une unité parfaite au sein du troupeau dispersé avant que quoi que ce soit puisse être fait pour remédier à cette situation de l'Église, je pense que cette idée est fausse.

La réalité, la vérité, c'est que toute l'Église doit commencer à se réveiller, et surtout le clergé, se rendre compte de ce qui se passe, se rendre compte à quel point cette situation est nuisible pour l'Église catholique. Essayer de convaincre d'autres membres du clergé. Essayer de convaincre d'autres évêques, d'autres prêtres, d'autres membres du clergé et aussi les laïcs que quelque chose doit être fait.

Et puis, avec la grâce de Dieu, à un certain moment — est-ce que ce sera dans cinq ans, dans 10 ans, dans 15 ans ? Je ne sais pas, vous savez — mais quelque chose doit être fait avec la grâce de Dieu.

Nous garderons donc cette intention dans nos prières. Ce sera, je suggère que cela soit notre intention en tant que paroisse pour cette année. Je prie pour que le clergé catholique à l'avenir, quand le temps de Dieu sera venu, que tout le clergé de l'Église catholique, ou au moins la majeure partie de celui-ci, se rassemble en s'accordant sur le fait que Pierre n’est pas là et que là où est Pierre, là est l'Église.

Un message impopulaire mais nécessaire

Je vous dis cela pour vous dire que ce n’est pas très populaire de dire ce que je vous dis aujourd'hui. On ne vous lancera pas des fleurs et ça ne vous vaudra pas des félicitations. Ce sera la persécution. Si vous vous prononcez dans ce sens, ça vous vaudra la persécution, c’est évident. Pourquoi ? Parce que précisément, c'est peut-être la solution que le diable veut empêcher. Il préférerait que chacun reste confortablement installé dans sa position, que nous développions, que nous fassions croître nos paroisses et que nous ne soyons pas en contact les uns avec les autres, que nous ne donnions pas au monde cette unité que Dieu a établie pour son Église.

L’Église : une, sainte, catholique et apostolique. Pas « plusieurs », sainte, catholique et apostolique, mais UNE, sainte, catholique et apostolique. Nous savons que cette unité est fondée sur Pierre.

Prions donc tous ensemble au cours de cette nouvelle année, car c'est là le principal de nos problèmes. Nous avons des problèmes dans nos familles. Nous avons des problèmes dans notre pays. Il y a des problèmes dans l'Église. Il y a des problèmes dans nos paroisses, etc. Eh bien, c'est là le problème principal. Vous voulez identifier le problème principal auquel nous sommes confrontés aujourd'hui dans le monde ? C'est ce problème-là. Nous n'avons pas la voix de Pierre. La voix de Pierre n'est pas entendue dans le monde.

Et cela dure depuis un certain nombre d'années. C'est donc vers cela que notre prière doit être dirigée. Nous devons prier dans cette direction. Vous devriez prier pour que vos évêques et vos prêtres trouvent aussi le courage de s'exprimer, vous savez, de s'exprimer contre cette fausse église et de dire : « Non, il n'est pas question que nous attendions que ces gens traitent les problèmes de l'Église. Ils ne feront qu'empirer les choses. »

Chaque fois qu'ils élisent un de leurs antipapes, un de leurs faux papes, il est pire que celui d'avant. Il prêche les mêmes fausses doctrines et pousse plus loin l'agenda des modernistes et des satanistes, en fait.

L'exemple scandaleux de la messe allemande de Noël

Sur les chaînes publiques, et je terminerai avec cela aujourd'hui, sur les chaînes de télévision publiques allemandes «catholiques», pendant la période de Noël, ils ont diffusé une messe, une messe qui a été dite dans l'une des églises d'Allemagne. Et c'est celle-là qu'ils ont choisie pour être diffusée sur une chaîne de télévision publique pour les catholiques qui restent chez eux et ne peuvent pas assister à la messe.

Et pendant cette messe, il y avait un tas de foin dans le sanctuaire. Et je suis vraiment désolé de devoir dire ces choses devant Dieu Tout-Puissant, mais nous devons nous rendre compte de ce qui se passe. Il y avait un tas de foin. Sur ce tas de foin, il y avait un homme adulte dans une sorte de placenta, et qui grouillait, quelque chose de dégoûtant. Et il était censé représenter l’Enfant Jésus, notre Seigneur Jésus-Christ.

Et il y avait des prêtres, des clercs allemands. Il y avait des prêtres, des clercs rassemblés autour, expliquant le symbolisme de cette horreur. Ils disaient que cela exprime, cela ramène la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ à une naissance commune. En d'autres termes, ils disaient : « Abandonnons cette pensée que notre Seigneur Jésus-Christ était un être si spécial. »

Ces gens vont-ils être punis par le Vatican ? Vont-ils être réprimandés pour ce qu'ils ont fait ? Non. Ils continueront : modernisme, satanisme, destruction du royaume de notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous devons arriver à la conclusion que ces gens n’appartiennent pas à la même église que nous. Ils sont une église différente. Ils sont une église différente. Cela ne se produit peut-être pas dans toutes les églises pour le moment, mais ce genre de choses, vous savez, est de plus en plus fréquent. Les fausses autorités de l'Église ne font jamais rien pour mettre fin à ces abus.

Mais si vous voulez commencer à dire la messe en latin, si vous voulez commencer à avoir la vraie foi et la vraie Église, être fidèle aux principes de la foi, être fidèle à la liturgie catholique, aux dévotions catholiques, à la vie de famille catholique, eh bien, on vous rejette. Vous êtes chassé. Vous êtes persécuté. Ils s'assurent que vous n'allez pas faire trop de bruit et que vous n'allez pas amener d'autres personnes à penser ce que vous pensez.

Conclusion : notre prière pour le retour de l'unité catholique

Comme vous le voyez, la conclusion de tout ceci est que nous devons absolument voir, espérons-le dans notre génération, le retour de l'unité catholique autour du Siège de Pierre.

Et cela va être notre prière. Nous prierons pour cette intention en particulier. Nous prierons pour les prêtres, les évêques. Nous prierons pour que plus de gens arrivent à cette idée de se dire : « Oui, peut-être que Dieu veut que je joue un rôle dans la résolution de cette crise si je  suis un évêque catholique »… Qui d'autre est un évêque catholique aujourd'hui ? Qui d'autre ? Il y a si peu d'évêques catholiques qui prêchent encore la foi catholique.

Donc, les évêques catholiques, les prêtres catholiques doivent aussi soutenir leurs évêques dans cette direction, et puis les laïcs, une armée sous le manteau de la bienheureuse Vierge Marie.

Quand je dis, quand je critique l'intervention divine, ne croyez pas que je dis que, cela va être une œuvre humaine. Absolument pas. L'intervention divine passe par les efforts du clergé et des prêtres catholiques fidèles. C'est alors que Dieu interviendra.

L'exemple de la bataille de Lépante

Quand les musulmans envahirent l'Europe, le pape saint Pie V aurait pu dire : « Eh bien, ils sont trop nombreux. Nous devons attendre l'intervention divine. » Il n'a pas dit cela. Il a convoqué tous les rois catholiques pour qu’ils lèvent chacun leur armée et viennent à la défense de la chrétienté. L'Espagne est très célèbre pour avoir rassemblé beaucoup de gens et avoir été à la tête de ce combat.

Et alors, après que l'armée catholique fut rassemblée, quand elle décida de combattre cette invasion, alors Dieu intervint. Tout le monde commença à prier le saint rosaire et une merveilleuse victoire fut remportée par la chrétienté.

Mais parfois, parce que nous sommes paresseux, parce que nous avons peur - je parle du clergé - nous sommes paresseux, nous avons peur, nous voulons nous débarrasser de cette partie-là, celle de nos efforts humains. Nous voulons juste avoir l'intervention divine. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne avec Dieu. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.

Quand le clergé en aura eu assez de cette situation, qu’il comprendra à quel point la situation est grave et à quel point c'est son devoir de faire ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à cette crise, qu'avec les prières des fidèles, avec les prières de toute l'Église, Dieu nous rendra ce successeur de Pierre qui va nous guider vers notre éternité.

C'est notre prière aujourd'hui. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Lettre ouverte à la Fraternité Saint-Pie X

12 février 2026

Chers membres de la Fraternité Saint-Pie X,

« C’est moi l’accusé qui devrais vous juger! »

Cette intuition de Mgr Lefebvre de 1975 résonne avec force plus de cinquante ans plus tard, alors que votre communauté se prépare à affronter à nouveau « le serpent romain », selon l’expression de Mgr Lefebvre, dans une joute où, encore une fois, la Fraternité Saint-Pie X fait figure de suspecte, de prévenue et d’accusée avant même d’être jugée.

Ne serait-il pas temps de mettre en pratique la grande sagesse dont a fait preuve Mgr Lefebvre en faisant cette déclaration? « C’est moi l’accusé qui devrais vous juger! » Ces paroles étaient-elles simple rhétorique de la part de votre fondateur? Combien de temps encore votre Fraternité devra-t-elle faire figure d’accusée et quand prendra-t-elle enfin son vrai rôle qui serait plutôt de juger les infidèles qui nous proposent une nouvelle religion, substantiellement différente de la Religion divinement révélée?

Tant qu’il ne sera pas reconnu que les infidèles, ceux qui ne professent pas extérieurement la Foi Catholique, n’ont dans l’Église du Christ aucune autorité, les fidèles qui ont confié leurs âmes à votre ministère seront dans la plus grande confusion, tourmentés entre la crainte d’adhérer aux hérétiques ou de se séparer de la communion avec le Pontife Romain. « La foi est dans la simplicité » disait St Hilaire de Poitiers. Les hérétiques ne sont pas les autorités légitimes de l’Église. Il faut par conséquent s’en séparer clairement et donner leur sens plein aux paroles prononcées par les supérieurs de votre communauté en 1988 : « En revanche, nous n’avons jamais voulu appartenir à ce système qui se qualifie lui-même d’Église Conciliaire, et se définit par le Novus Ordo Missæ, l’œcuménisme indifférentiste et la laïcisation de toute la Société. Oui, nous n’avons aucune part, nullam partem habemus, avec le panthéon des religions d’Assise. »

« Retranchez le méchant du milieu de vous. » (I Cor. 5, 12) Depuis trop longtemps déjà on a fait croire aux âmes que pouvaient cohabiter indéfiniment dans l’Église les fidèles avec les infidèles. Que ceux qui professent la vraie Foi pouvaient tolérer au sein de l’Église les promoteurs d’hérésie. Il faut que cette situation cesse. Votre Fraternité représente le plus grand nombre des clercs de la Tradition. Vous avez un rôle à jouer pour rassembler vos frères en une sainte assemblée qui rejettera enfin officiellement du sein de l’Église les fauteurs d’hérésie. Votre rôle ne consiste pas à discuter avec celui qui se présente comme le gardien de la doctrine de la Foi mais qui en est en réalité l’un des nombreux fossoyeurs, comme il l’a récemment démontré en niant à la Vierge Marie, notre Mère du ciel, ses titres de Médiatrice et de Corédemptrice. Mgr Lefebvre aurait-il dialogué avec un homme ayant écrit et publié des livres qui offensent le sixième commandement du décalogue? N’est-il pas légitime de se poser la question?

Il est temps. L’Église doit se rassembler et vous pouvez jouer un grand rôle pour donner un tournant à cette crise sans précédent qui afflige l’Église. Il est temps de ne plus jouer le rôle de l’accusé, mais d’assumer le rôle de juge, avec tous vos frères dans la Foi réunis en une sainte assemblée. Il est temps de convaincre d’hérésie et d’anathématiser les prétendus détenteurs de l’autorité qui auront bientôt fait de perdre le peu de Foi qui reste dans les âmes. Ne laissez pas plus longtemps la Sainte Église et les âmes des fidèles dans cette situation affreuse où on leur fait croire que l’autorité du Christ peut se trouver prisonnière de mains impies, comme si l’Église n’était pas une société parfaite, ayant tous les moyens nécessaires pour accomplir sa divine mission. Et quoi de plus nécessaire à l’Église que d’expulser les hérétiques de son sein?

Oui, consacrez des évêques. Faites-le sans le mandat des impies. Reconnaissez publiquement leur manque total d’autorité sur l’Église, car les fidèles ne sont pas sous le joug des infidèles. Rassemblez vos frères dispersés et que l’Église assemblée prononce le jugement libérateur qui permettra à l’unité catholique de refleurir. Que les infidèles soient cités à comparaître et déposés avec la force de Dieu qui ne peut manquer à Son Église. Qu’une tête visible certaine soit donnée à l’Église et que finisse enfin l’éclipse de la véritable Église.

Il vous appartient de faire de ces paroles de Mgr Lefebvre des paroles prophétiques et non pas un simple procédé du discours. Il vous appartient de venger sa mémoire si injustement diffamée. Que ses fils mettent en pratique son intuition inspirée par le Dieu des Armées!

« C’est moi l’accusé qui devrais vous juger! »

Unam, Sanctam, Catholicam et Apostolicam Ecclesiam.

Mgr Pierre Roy

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Servez le Seigneur dans la joie! Psaume 99

Serve ye the Lord with Gladness! Psalm 99